Knowledge Tour : Le futur du travail et ses nouvelles dynamiques organisationnelles

#Knowledge

Qui représente une somme d’opinions, méthodes et expériences (faits), si possible de manière inclusive (feedback)

#Tour

Au-delà de l’itinérance, qui évoque une visite guidée, où l’on est pris par la main sur des sujets difficiles (narration), si possible sans bailler (motivation)

 

Ce jeudi 17 mai 2018 au Bois de Vincennes, s’est tenue la 3ème édition de notre Knowledge Tour. Une journée axée sur le futur du travail, la transformation et l’innovation, avec vingt intervenants, dans un lieu propice à l’échange. Cette édition 2018 fut haute en émotion et en réflexion.

La journée entière dédiée aux transformations des organisations a été à l’image de la météo et de la nature environnante: lumineuse et énergisante. Mais la conférence a surtout réussi son pari d’interdisciplinarité, celui de nous immerger dans 4 grandes dynamiques organisationnelles: agile, apprenante, quantifiée et responsable. C’était osé, gonflé même, mais les participants nous ont confirmé que ces enjeux étaient au coeur même de leurs missions de transformation et qu’ils étaient ravis de les trouver ensemble pour faire de nouveaux liens entre eux.

Pour un petit aperçu de l’atmosphère énergisante de la journée, visionnez ceci :

A l’ère de l’Intelligence Artificielle et autres technos exponentielles, des réseaux sociaux foisonnants, des transitions sociaux-environnementales multiples et variées, des nouveaux paradigmes communicationnels et comportementaux, nous nous sommes mis à table et avons décidé d’attaquer le plus gros morceau à transformer: l’organisation dans son ensemble. Pas juste un département, une ligne métier, une équipe. Non. Le tout, à la fois dans ses structures, ses cultures, ses formes de leadership, ses pratiques et processus. A la fin de l’évocation de chaque dynamique, un workshop proposait à chacun de repenser le “mode de (sur)vie” de sa propre organisation et échanger.

Aussi les différentes grandes entreprises (SNCF, InExtenso, Groupe La Poste, Publicis Media, Covea, OVH, Tetrapak…) qui sont venues intervenir nous ont (re)convaincu de la nature systémique de chaque transformation, tout comme de l’importance d’avoir des profils “atypiques” qui osent aborder les problèmes par de nouveaux angles et qui testent, rassemblent, écoutent, analysent, perçoivent, comme l’a expliqué Laure Debos, Directrice Analytics, Research & Insights, au sein de Publicis Media. Que cela vienne du haut, du milieu ou du bas, ou du dehors encore, les carrefours sont la clé du changement, véritables espaces/temps où les opportunités et risques sont débattus collectivement pour un futur meilleur.

Laure Debos
Laure Debos

Dépasser le paradoxe du digital

La transformation en cours va bien au-delà du digital car elle impacte l’être humain au plus profond de lui et pas seulement les outils qu’il utilise pour travailler. Pour transformer l’organisation il faut donc aussi repenser :

  • les méthodes : les rendre omniscientes dans l’entreprise.
  • les relations : elles doivent être éveillées, et à l’écoute de l’autre pour favoriser la bienveillance, même en cas d’échec.
  • notre vision du potentiel humain : reconnaître la singularité du cerveau humain apprenant permanent.

Le cerveau se transforme en permanence. Pour le meilleur ou pour le pire. Si on veut créer de nouvelles connexions synaptiques, il faut aller vers la connaissance.

Erwan Deveze

Les réelles transformations prennent du temps – 7 ans en moyenne selon plusieurs intervenants – mais les outils digitaux – eux – se mettent en place à court terme. C’est la transparence au sein de l’organisation qui aidera à dépasser ce paradoxe. Selon Maud Le Moënne, Chargée de mission digital – Le Groupe La Poste, « il est important de modifier notre rapport au temps, au savoir et à l’autre ».

Maud Le Moënne et Pierre-Jacques Barthe
Maud Le Moënne et Pierre-Jacques Barthe

Fonder l’entreprise sur la confiance, la transparence et l’éthique

Pour transformer une organisation, il est nécessaire de se poser les bonnes questions : qu’est-il possible de supprimer ou, au contraire, de mettre en place ? Comment s’ouvrir à son écosystème ? Pour Erwan Kerleroux Co-fondateur – CrazyWize, « Il est important d’être pragmatique et initier des MVT (minimum valuable transformation), c’est-à-dire identifier les changements possibles à très court terme ».

Erwan Kerleroux et Emmanuel Vivier
Erwan Kerleroux et Emmanuel Vivier

Il faut réfléchir à de nouveaux process de gouvernance, définir la capacité des machines à prendre des décisions, leur type, et leur niveau. Ce débat va aujourd’hui au-delà de la technologie, il impacte la société, la culture, et le management. Demain, hommes, femmes et machines seront amenés à travailler ensemble. Mais inutile d’être alarmiste selon Laurence Devillers, Professeure à Université Paris-Sorbonne IV – LIMSI-CNRS, car « Les machines comprennent, mais sans comprendre réellement. Elles n’ont pas d’attention propre, ne comprennent pas les émotions, n’ont ni conscience morale ni phénoménale ».

Aujourd’hui le business est dépendant de la confiance, de la transparence et plus globalement de l’éthique. Tout l’enjeu est d’imaginer un monde où demain, l’homme et la technologie seront réunis, affirme Guillaume Dumas, Chercheur – Institut Pasteur.

Laurence Devillers et Guillaume Dumas
Laurence Devillers et Guillaume Dumas

Il faut recréer du lien et du sens entre le monde de la technologie et de l'humain. N’oublions pas que c’est l’humain qui fait la différence. Les outils ne sont là que pour accélérer et nous rendre plus performants. Or la performance n’est pas possible sans bien-être global.

Raphaël Briner, CSO de Elium et co-organisateur du Knowledge Tour

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